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Les rallumeurs d'étoiles c'est aussi un "Blog" !

Nous vous proposons sur ce blog des articles de tous horizons, sur la région, sur nos partenaires,sur des actions bienveillantes...Nous essaierons de vous relayer les initiatives que nous trouvons positives, les actions que nous allons mener, .... Cette espace est dédié à vous informer tout en passant du bon temps !Et puis !!!,des vidéos et quelques clipscar en images c'est sympa aussi !, bonne visite à vous tous et merci de nous être fidèle.

Chacun a un rôle à jouer, à créer une nouvelle économie qui fonctionne pour tous.

Judy ouvre au rez-de-chaussée de sa maison à Philadelphie le White Dog Café, qui deviendra en quelques années un restaurant de deux-cents couverts. 

En 1998, elle découvre le traitement cruel que subissent les porcs en élevage industriel. Elle décide alors de trouver un éleveur plus respectueux des conditions de vie naturelles des animaux. Mais Judy ne s’arrête pas là. Elle part à la découverte des fermes de la région, en quête de producteurs qui puissent lui fournir du bœuf, des œufs, des fruits et légumes, des produits laitiers issus d’élevages bio. 

Bientôt, son restaurant devient une référence pour son menu local et éthique, dont les produits frais proviennent de fermes situées dans un rayon de 80 km. Encore une fois, elle décide de prolonger sa démarche en mobilisant ses collègues restaurateurs de Philadelphie. 

Elle crée « White Dog Community Entreprises », une fondation à laquelle elle versera désormais 20% des bénéfices de son restaurant pour l’aider à accomplir sa mission : mettre en relation les restaurateurs, les commerçants et les fermiers locaux, et construire un réseau régional de fermes, de restaurants et de magasins.

Judy élargit alors le questionnement : qu’est-ce qui pourrait faire l’objet d’un approvisionnement à la fois plus local et plus soutenable ? Les vêtements ? Les matériaux de construction ? L’énergie ? 
Elle commence à se réunir avec d’autres entrepreneurs de même sensibilité et à partager avec eux sa vision d’une économie locale soutenable. C’est ainsi que naît, en 2001, le « Sustainable Business Network » de Philadelphie.


Autrement dit, les alliances naissent non d’une décision technocratique mais d’individus porteurs de valeurs, d’entrepreneurs engagés qui, ensemble, commencent à travailler à l’amélioration de leur business selon une logique de « triple résultat » : devenir performant à la fois dans la production de biens ou services, dans le développement des capacités et opportunités des membres de la communauté, dans la protection de la nature.

Pour chacun des principaux secteurs d’activité de l’économie du territoire, chaque réseau identifie et teste les modèles d’affaires et les modalités de coopération les plus performantes au regard de ces trois objectifs. Ce qui implique, par exemple, de savoir mobiliser et réunir l’ensemble des acteurs concernés – privés et publics – autour d’une filière de valorisation agricole, textile, etc.

*Ce texte est extrait du livre « made in local », éditions Eyrolles, écrit par M. Raphaël Souchier. 


Interview et article sur le mouvement BALLE, réalisés par Raphaël Souchier :


« Dès ses débuts, BALLE a mis en valeur les idées de réciprocité et de solidarité locale. Les entrepreneurs indépendants travaillent à améliorer le bien-être de leur communauté qui, en retour, s’approvisionnera d’abord auprès de ces commerces et entreprises. C’est le sens des campagnes « Think Local First » (Pensez d’abord local), qui, année après année, développent la prise de conscience des consommateurs. Les chiffres montrent que cela fonctionne. Bien sûr, tout n’est pas toujours disponible localement à un prix intéressant, mais l’important est d’acquérir le réflexe, de se poser la question : « Puis-je trouver une offre locale qui me convienne avant d’aller dans une grande surface ou sur internet ? ».

Au niveau national, BALLE connecte les leaders locaux entre eux, leur évitant de devoir réinventer la roue. Il diffuse les solutions qui marchent et crée des outils d’analyse de la situation économique locale ainsi que des kits d’animation et d’information. Ses membres mettent en commun leurs expériences lors de la grande conférence annuelle, de sessions de formation et de wébinaires thématiques. Et puis le réseau participe à des campagnes collectives de lobbying auprès de Washington : cette année, Michael Shuman est parvenu par exemple à mobiliser plusieurs élus démocrates et républicains pour obtenir la légalisation du crowdfunding, permettant enfin aux PME de faire appel à l’épargne publique.

Depuis deux ans, le réseau s’est donné deux nouvelles priorités. La première est alimentée par les scandales financiers qui ont déconsidéré les grandes banques et par la raréfaction consécutive du crédit au PME et aux ménages : il s’agit de réorienter les investisseurs échaudés par Wall Street vers les économies locales et d’aider les réseaux locaux à sensibiliser les investisseurs, banquiers et fondations de leur territoire à ce nouveau réflexe éthique et durable. La seconde est de favoriser le développement de l’entrepreneuriat indépendant dans les quartiers pauvres.

Des quartiers sinistrés de Détroit aux orangers de Floride, de l’Alberta enneigé aux plages d’Hawaii et des maisons coloniales de Boston jusqu’aux gratte-ciels de Vancouver, un nouveau rêve partagé est en train de naître, tranquillement mais résolument. »


Ce texte est extrait du livre « made in local », éditions Eyrolles, écrit par M. Raphaël Souchier.






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