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Face à la mondialisation, faut-il vivre en autarcie ?

Non, ce n’est clairement pas l’état d’esprit des membres des Rallumeurs d’étoiles !

Promouvoir la relocalisation de l’économie n’est pas remettre en cause le principe d’ouverture économique et les échanges qu’il permet.
Il s’agit plutôt de repenser, en la rééquilibrant, notre conception de la mondialisation. De la concevoir plus comme une diversité d'écosystèmes économiques interconnectés qui finissent par offrir aux hommes une biodiversité économique pérenne.


Aujourd’hui, l’une des erreurs des politiques conventionnelles de développement économique est de se focaliser trop exclusivement sur les marchés mondiaux, sous-estimant ou ignorant les opportunités et enjeux locaux.

Leur hypothèse est que si vous êtes compétitifs sur les marchés mondiaux, la prospérité locale suivra mécaniquement.

D’autre part, certains pourraient penser qu’aller vers davantage d’autonomie des communautés locales se traduirait par un recul des échanges et donc de la richesse.
"Selon Michael Shuman, ce raisonnement est erroné. En effet, même si cela peut paraître contre-intuitif, la relocalisation de l’économie pourrait au contraire stimuler le commerce."
D’une part, si l’on peut amener les territoires à un niveau d’autonomie optimale – et non totale, comme dans le cas de l’autarcie– ils libéreront plus de moyens pour acquérir sur le marché mondial les produits et services qui ne peuvent être produits de façon performante à proximité.

D’autre part, stimuler l’offre locale par la demande locale permettra d’atteindre un seuil de maturité du tissu économique local grâce auquel certaines entreprises du cru émergeront pour se tourner vers les marchés nationaux et mondiaux.

Au final, on peut même penser que, parce qu’elles seront d’abord et avant tout ancrées sur leur marché régional, donc moins dépendantes du marché mondialisé pour leur survie, les entreprises accepteront davantage de partager leurs techniques et savoir-faire avec les acteurs d’autres économies locales.

Du reste, le mouvement de relocalisation de l’économie paraît aujourd’hui amorcé. La montée du prix du pétrole, la fiscalisation croissante des externalités négatives, la demande des consommateurs pour des produits du cru, de multiples facteurs poussent les acteurs économiques à réorganiser les chaînes de valeur.
Contrairement aux échanges d’informations et de connaissances, qui devraient aller en se globalisant, les transports de matière et d’énergie sont appelés à se développer sur des échelles progressivement plus réduites.


Ce texte est extrait du livre « made in local », éditions Eyrolles, écrit par M. Raphaël Souchier.

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